Projet éducatif des écoles communales francophones de Woluwe-Saint-Pierre

Article 1

Dans les établissements d’enseignement francophone organisés par la commune, les faits sont exposés et commentés que ce soit oralement ou par écrit, avec la plus grande objectivité possible, la vérité est recherchée avec une constante honnêteté intellectuelle, la diversité des idées est acceptée, l’esprit de tolérance est développé et chacun est préparé à son rôle de citoyen responsable dans une société pluraliste.

Article 2

Les écoles francophones de la commune éduquent les élèves qui leur sont confiés au respect des libertés et des droits fondamentaux tels que définis par la Constitution, la déclaration universelle des droits de l’homme et les conventions internationales relatives aux droits de l’homme et de l’enfant qui s’imposent à notre pays.

Elles ne privilégient aucune doctrine relative à ces valeurs.  Elles ne s’interdisent l’étude d’aucun champ du savoir.  Elles ont pour devoir de transmettre à l’élève les connaissances et les méthodes qui lui permettent d’exercer librement ses choix.  Elles respectent la liberté de conscience des élèves.

Article 3

Les élèves y sont entraînés graduellement à la recherche personnelle : ils sont motivés à développer leurs connaissances raisonnées et objectives et à exercer leur esprit critique.

Les écoles francophones de la commune garantissent à l’élève, eu égard à son degré de maturité, le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question d’intérêt scolaire ou relative aux droits de l’homme.

Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées par tout moyen du choix de l’élève, à la seule condition que soient sauvegardés les droits de l’homme, la réputation d’autrui, la sécurité nationale, l’ordre public, la santé et la moralité publiques, et que soit respecté le règlement intérieur de l’établissement.

La liberté de manifester sa religion ou ses convictions et la liberté d’association et de réunion sont soumises aux mêmes conditions.

Article 4

Sans préjudice de l’application des dispositions de l’article 2, le personnel de l’enseignement forme les élèves à reconnaître la pluralité des valeurs qui constituent l’humanisme contemporain.  En ce sens, il fournit aux élèves les éléments d’information qui contribuent au développement libre et graduel de leur personnalité et qui leur permettent de comprendre les options différentes ou divergentes qui constituent l’opinion.

Il traite les justifications politiques, philosophiques et doctrinales des faits, en exposant la diversité des motivations.

Il traite les questions qui touchent la vie intérieure, les croyances, les convictions politiques ou philosophiques, les options religieuses de l’homme, en des termes qui ne peuvent froisser les opinions et les sentiments d’aucun des élèves.

Devant les élèves, il s’abstient de toute attitude et de tout propos partisans dans les problèmes idéologiques, moraux ou sociaux, qui sont d’actualité et divisent l’opinion publique : de même, il refuse de témoigner en faveur d’un système philosophique ou politique, quel qu’il soit et, en dehors des cours visés à l’article 5, il s’abstient de même de témoigner en faveur d’un système religieux.  De la même manière, il veille à ce que sous son autorité ne se développe ni le prosélytisme religieux ou philosophique, ni le militantisme politique organisés par ou pour les élèves.

Article 5

Les titulaires des cours de religions reconnues et de morale inspirée par ces religions, ainsi que les titulaires des cours de morale inspirée par l’esprit du libre examen, s’abstiennent de dénigrer les positions exprimées dans les cours parallèles.

Les cours visés à l’alinéa précédent, là où ils sont légalement organisés, le sont sur un pied d’égalité.  Ils sont offerts au libre choix des parents ou des étudiants.  Leur fréquentation est obligatoire.

Par ordonnance :                                                                            Pour le Bourgmestre :

Le Secrétaire communal,                                                              L’Echevin de l’Enseignement,

Georges MATHOT                                                                        Serge de PATOUL